Isabelle Loirat a tenu à souligner l’effort insuffisant de la majorité actuelle sur le désendettement de la commune. Dans son intervention elle souligne l’augmentation des dépenses récurrentes (dépenses réelles de fonctionnement) et le faible niveau de désendettement alors que le produit fiscal net augmente chaque année. La gestion responsable des finances publiques doit concerner aussi bien l’Etat que les collectivités locales.

« 

M. le Maire, mes chers collègues,

 Sans surprise, un budget 2012 caractérisé par une hausse des « dépenses réelles de fonctionnement ». On ne les arrête plus, comme si vous n’éprouviez aucune satisfaction à réduire les dépenses, ni à faire des économies en période de crise.

Pour nous ce n’est pas un budget caractérisé par une « gestion rigoureuse » (cf. P. Bolo) mais plutôt un « Budget à côté de la crise »

 BP 2009 : 338,3 M

BP 2010 : 343,4 M

BP 2011 : 348,9 M

BP 2012 : 359,4 M

(+ 3%) 

La « rémunération du personnel titulaire » a diminué de 3 M (de 82 à 79 M). Mais hausse des dépenses de personnel (+4 M / BP 2011 pour atteindre la somme astronomique de 180,7 M malgré les « achats de prestations et services » en augmentation (de 3,9 à 4,6 M ) et les mutualisations et transferts vers Nantes Métropole

BP 2012 : 180,7 M

BP 2011 : 176,5

BP 2010 : 165 

Les « subventions de fonctionnement aux associations et autres personnes de droit privé » augmentent de 6,8 M par rapport au BP 2011 !  (69 M en 2012 pour 63,9 M en 2011) (dans « Autres charges de gestion courante » , toute la hausse porte sur une seule ligne 6574 Page 13/62).

6 M de + en 2012 aux associations pour un total de presque 70 M (hors CCAS) maintenant. Nous n’avons pas vu de subvention exceptionnelle aux Restaus du Cœur, aux associations qui protègent les victimes d’agressions sexuelles, etc. Non, c’est surtout pour le « VAN » et « Estuaire ». Est-il judicieux de consacrer autant de millions en pleine crise à une manifestation dont les retombées restent incertaines ?

Quelles sont ces « subventions de fonctionnement à la Région » pour 65 000 euros qui n’existaient pas au BP 2011 ? (réponse : crèche région) 

Pourquoi les « subventions de fonctionnement versée aux départements »sont-elles passées de 15 000 E à 503 000 E ? (pas de réponse)

70 M de subventions aux associations hors CCAS. (Ce poids énorme finit par peser non seulement sur les finances locales mais aussi sur la démocratie locale.)

 Quelle liberté réelle reste t-il aux associations lorsque elles dépendent quasi exclusivement du bon vouloir des commissions d’attribution de subventions pour leur local, leur fonctionnement, l’emploi de salariés etc.  ?

 Hausse budget culture (+ 5 M) cf. VAN

Logement et Action économique en constante diminution.

Toujours plus de transferts de compétences vers Nantes Métropole. Mais pour quels résultats ? Problèmes cruciaux/ vitaux du logement, de l’emploi ne s’améliorent pas.

Nantes aurait cessé de gagner des habitants, et même commencé à en perdre 1 500 par rapport à 2011, moins d’habitants qu’en 2010. La population aurait même diminué, Nantes aurait perdu 1500 habitants (page 5/62 de la M14) selon le recensement Insee.

290 130 en 2012

291 504 en 2011

290 943 en 2010

 Le recours à l’emprunt a augmenté sur les 3 dernières annéesmalgré les mises en garde allant jusqu’à représenter 41 % du financement des investissements contre 32,8 % en 2010. On emprunte plus en 2012 : 34,8 M qu’en 2011 (29,7 M) ou 2010 (24,9M)

BP 2012 : 34,8 M

BP 2011 : 29,7

BP 2010 : 24,9

On rembourse 37,8 M en 2012 mais on emprunte 34,8 M !

 Désendettement insuffisant : 3 Mseulement en 2012 sur un budget total de plus de 482 M. Les années précédentes la Ville avait fait mieux avec 6 ou 7 M / an. L’objectif de 48 M d’euros (atteint), peut-être manquait-il « d’ambition » ? (cf. rhétorique chère à JMA). Pourquoi ne pas montrer l’exemple en allant beaucoup plus loin ? Pourquoi désendetter si peu, cette année alors que la dette / le désendettement sont au cœur du débat politique ?

Il reste 55 % de la dette qui n’est pas à taux fixe (sur 263 M fin 2011) 

Désengagement de l’Etat

L’Etat est « fauché » comme dirait l’ami José… Tout le monde doit faire des économies, les familles y sont contraintes, l’Etat n’a plus le choix, et les collectivités locales non plus. Et quand l’Etat se désengage de 1 ou 2 M par an, la Ville les récupère aisément en ponctionnant 6 à 7 M d’euros « d’impôts ménage » supplémentaires chaque année.

 Que proposez-vous d’autre que la seule complainte du désengagement de l’Etat, même s’il est réel ?

 Enfin, soyez rassurés, M. l’Adjoint aux Finances, car il existe un endroit, un dernier endroit, où l’Etat, grâce à vous et à votre influence, M. Le Maire, mes chers collègues, ne se désengage pas, c’est à Notre-Dame-Des-Landes !

 Je vous remercie »