Pour un progrès démocratique !

Le changement des pratiques du monde politique représente une attente des citoyens dont personne ne peut ignorer l’importance. L’interdiction du cumul des mandats, la diminution du nombre de parlementaire, le renforcement de la parité hommes femmes, le changement de la loi électorale pour assurer la représentation des grands courants d’opinion par la proportionnelle pour ceux obtenant 5% des suffrages, la consécration de l’indépendance de la justice, le renforcement de l’indépendance des médias, l’assainissement du financement de la vie politique, la lutte contre la corruption et la prise illégale d’intérêts, tout cela est indispensable. Il faut moins d’élus, mieux élus.

Nous devons montrer que tout cela est possible à Nantes. Ces impératifs permettront  d’améliorer la confiance entre les électeurs et leurs élus. À Nantes comme ailleurs, nous devons passer par ces changements pour mener des actions plus volontaires et efficaces. Nous demandons à tous les Nantais de rester vigilants avec nous sur cette cause.

 

Élus MoDem Nantes – Benoit Blineau et Isabelle Loirat

Contact : Mairie de Nantes

Tel : 02 40 41 92 66

Françoise Verchère, ancien maire de Bougenais et conseillère générale de Loire-Atlantique a rejoint les deux grévistes de la faim dans leur combat. Les trois grévistes ont du quitter la place sur laquelle ils étaient initialement installé, chassés par les contraventions à répétition. Désormais situé à proximité de la place du Commerce, les deux grévistes de la faim ont été rejoints par celle qui avait quitté la vice-présidence du Conseil général, dont elle assurait la politique environnementale. Isabelle Loirat et Benoit Blineau ont tenu à manifester une fois de plus leur soutien à cette action.

Françoise Verchère (couverture orange) rejoint les grévistes de la faim Marcel Thébault et Michel Tarin

Le nouveau campement des grévistes de la faim, près de la place du Commerce.

Yann Wehrling, le porte parole national du Mouvement Démocrate et ancien secrétaire national des Verts est venu le 12 avril soutenir les grévistes de la faim contre le nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes. Accueilli par Benoit Blineau et Isabelle Loirat, Yann Wehrling a pu suivre au plus près le combat contre la construction de ce nouvel aéroport. Engagé de longue date dans cette lutte, les élus MoDem défendent l’amélioration des infrastructures existantes au lieu du bétonnage de 2000 hectares de terres agricoles au nord de l’agglomération nantaise.

 

Les grévistes de la faim Marcel Thébault, Michel Tarin (1er et 3ème en partant de la gauche), soutenus par Isabelle Loirat et Yann Wehrling.

Les élus du MoDem tiennent à attirer l’attention des Nantais sur l’hérésie que constitue ce nouvel aéroport. Avec un coût très sous évalué, des conséquences humaines et écologiques désastreuses, ce projet doit être dénoncé et immédiatement stoppé. Isabelle Loirat et Benoit Blineau continueront leur combat contre cet aéroport soutenu par la majorité actuelle du Conseil municipal de Nantes.

Un voile pudique a été jeté par la majorité actuelle sur sa gestion du service public de l’animation culturelle et sociale déléguée à l’association ACCOORD.

Lors de la dernière séance du Conseil municipal nous nous sommes opposés en début de séance sur la reconduction des dix mêmes élus de la majorité au conseil d’administration. Comment régler des problèmes avec ceux qui les ont causés ? Comment la démocratie et la transparence peuvent être sauvegardées lorsque le service public est géré par un groupe politique ?

La gestion désastreuse de ce service public est constatée par la Chambre régionale des comptes. Son rapport soulève de nombreuses questions : quelle stabilité lorsque 7 présidents, 3 présidents et 4 directeurs généraux se relaient en cinq ans ? Quelle justification à un parachute doré de 134 000 euros pour un départ à l’amiable d’un de ces directeurs ? Combien de temps encore la structure sera déficitaire alors qu’elle perçoit 15 millions d’euros de subvention ?

Notre intervention est reproduite ci-dessous :

*

*               *

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

 

La gestion de l’association ACCOORD, délégatrice de la Ville de Nantes pour ses activités d’animation socioculturelle à l’égard de la jeunesse, doit être examinée avec soin. C’est ce qui n’a pas été fait jusqu’à aujourd’hui.

 

Il nous parait invraisemblable de trouver cette activité à ce point dans l’ornière.

 

Les difficultés s’accumulent : résultats d’activités très décevants, baisse de la participation de la Ville malgré son implication, direction de l’association hasardeuse, gestion des ressources humaines mauvaise. Un second plan de redressement de la situation financière a été entrepris mais ne résoudra pas à lui seul des années de mauvaises pratiques.

 

L’anonymisation des noms cités par l’ancienne présidente de l’ACCOORD dans sa réponse ne permet pas d’établir clairement la responsabilité de chacun des représentants de la Ville dans cette déroute. C’est donc collectivement que vous assumerez votre gestion.

 

La gestion des ressources humaines est catastrophique. La « désorganisation de la direction » serait la principale cause des mauvais résultats obtenus. Nous sommes rendus au 7ème DRH depuis 2005 : comment cela peut-il être autrement que mal perçu par les salariés ? Trois présidents et quatre directeurs généraux se sont succédés sur la même période, avec au moins un « parachute doré » de plus de 134 000 € pour l’un d’entre eux. Comment justifiez-vous ce montant alors que l’association enregistre des pertes depuis plusieurs années ?

 

Les salariés, particulièrement ceux de la filière « animation » et « technique », restent dans une précarité forte, malgré l’accord conclu avec leurs représentants. L’objectif d’allongement de la durée de travail pour les salariés à temps partiel est bon mais les résultats sont encore absents. La CRC souligne que le temps de travail moyen par salarié a diminué, à contre courant de ce que vous essayez de faire croire. Comment estimez-vous que ces salariés, avec des toutes petites payes, proches du SMIC, puissent vivre correctement à Nantes avec des temps partiels subis ?

 

Les relations entre l’association et ses salariés sont délétères. Vous ne pouvez pas vous exonérer de votre responsabilité dans cette situation. Passer en contrat à durée indéterminée sans augmenter le volume horaire travaillé n’est pas satisfaisant, ni pour les salariés qui voient leur précarité figée dans le long terme, ni pour les comptes de l’association dont 70% des salariés en CIDTPA (CDI à temps partiel annualisé) n’ont pas effectué les heures prévues à leur contrat.

 

La volonté de la Ville de parvenir à une gestion saine est relevée dans ce rapport. Cette volonté ne s’accompagne pas des actes nécessaires.

 

Les indicateurs choisis ne parviennent pas à rendre compte de l’activité menée. Aucune évaluation sérieuse n’est faite, notamment quant à la place d’ACCOORD par rapport à toutes les autres associations qui reçoivent également des subventions de la Ville pour des activités de même nature. Quand parviendrez-vous à mener une politique cohérente dans ce domaine, à un coût raisonnable ? De plus, la direction des achats, nouvellement crée ne parvient pas à atteindre les buts poursuivis alors que l’irrégularité de la procédure d’achat de la nourriture pour 1 million d’euros est pointée.

 

L’effondrement de l’activité dans certains domaines est clairement établi entre 2000 et 2005 : -18 % pour les centres de loisirs à la petite enfance, – 60 % pour les centres de vacances pour cette même tranche d’âge et – 35 % pour les 6/12 ans pour cette activité. Cette baisse a continué à se poursuivre pour les années 2005 à 2009, et encore avec la dernière délégation de service public, avec une baisse de 29% du nombre de journées participants.

 

Le paiement de pénalités est réclamé à l’ACCOORD pour ne pas être parvenue à atteindre ses objectifs : 478 123€ pour l’exercice 2009/2010, et 49 590 € pour l’année 2010/2011 au terme de la délibération n°28.

 

Comment comptez-vous mettre fin à ces difficultés récurrentes ? Doit-on s’attendre à de nouveaux « parachutes dorés » ?

*

*              *

La presse se fait largement l’écho ce samedi 31 mars de l’éviction d’André Augier, centriste sans étiquette du groupe centriste de l’agglo nantaise (Nantes Métropole). Celle-ci intervient après ma décision de démissionner  du groupe centriste pour provoquer une nouvelle élection, décision que j’ai prise en toute connaissance de cause, et que j’assume totalement.

André Augier a été élu à l’agglo en 2008 grâce au MoDem. Alors qu’il quittait la liste UMP, c’était la condition qu’il imposait au MoDem pour le rejoindre et l’aider à former un groupe. Depuis 2008 il a refusé de travailler avec le MoDem, estimant ne pas partager ses valeurs. Il est soutenu par le Nouveau Centre pour les législatives 2012 sur la 2ème circonscription de Loire-Atlantique, face à ma propre candidature à l’investiture MoDem.

Il est un temps où chacun doit prendre ses responsabilités.

J’ai demandé à A. Augier de prendre les siennes et de céder son siège de l’agglo à Isabelle Loirat, qui depuis qu’elle a été élue conseillère municipale en 2008 porte haut les couleurs du MoDem, que ce soit par son implication dans les dossiers, son approche non partisane des questions de fond, sa fidélité à l’éthique d’indépendance prônée par François Bayrou.

M Augier a refusé de le faire. J’ai pris acte de ce refus et ai provoqué une nouvelle élection à l’issue de la quelle  A. Augier  a  perdu son poste, sans toutefois qu’ I. Loirat ait été élue, à mon grand regret.

Mais le centre indépendant et lisible, tel que François Bayrou l’a défendu au cours de ces cinq dernières années, ne sera pas moins bien représenté en l’absence de M. Augier.

Benoît Blineau, conseiller municipal et président du groupe Centre démocrate à la Ville de Nantes et conseiller communautaire à Nantes Métropole. Réaction suite à l’article paru dans Ouest France « Du rififi au sein de la famille centriste » le 31 03 12.

Page suivante »